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 Interview de 1967 Snipers Allemands

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TheFullMetal

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Messages : 86
Date d'inscription : 30/07/2009

MessageSujet: Interview de 1967 Snipers Allemands   Ven 18 Sep 2009 - 13:43

Interview de 1967 de trois Snipers Allemands de la Wehrmacht






Introduction :

En 1967, la revue TRUPPSNDEINST, publia un article qui recueillait le témoignage de trois Snipers Allemands de la 3 éme Gebirgs division de la Wehrmacht.
Deux d’entre eux figurent parmi les tireurs ayant obtenu le plus grand nombre de « tirs justes » du côté allemand et le troisième était représentatif de la plus grande partie des autres tireurs allemands. Grâce à ce dernier, nous aurons une vision plus globale et plus réaliste sur ces unités de la Wehrmacht et de ses techniques.
L’auteur de cet article est le Capitaine Autrichien Hans Widhofner (photo ci-dessous).


Afin de faciliter la lecture, les trois Snipers seront désignés grâce à des lettres comme indiqué ci après :

Historique

A --> Matthias Hetzenauer,
Né le 23 décembre 1924 à Steiermark, Matthias Hetzenauer, après un entraînement de 4 mois, était sniper dans la 3. Gebirgsjäger Division sur le front de l'Est à partir du 16 juillet 1944.
Il tirait soit au K 98 avec lunette 6x ou au Gewehr 43 avec lunette 4x




En novembre 1944, il reçu l'insigne des blessés après un traumatisme cranien suite à un tir d'artillerie
Destinataire de la croix de chevalier le 17 avril 1945, Hetzenauer fut capturé par les russes le mois suivant et passa 5 ans en captivité.

Son plus long tir faisant mouche fut confirmé à 1000/1100 mètres.
Il décèda fin 2004 après une longue maladie.



Il obtint un score de 345 cibles atteintes et sera le meilleur tireur d’élite de la Wehrmacht.


B --> Sepp Allerberger



Envoyés sur le front de l'est en décembre 1942 dans la 3. Gebirgsjäger Division (aussi), c'est après une blessure à Stavropol qu'il profita lors de sa convalescence de s'agguérir à la "science" des snipers épaulé par un prisonnier russe sniper.

Très vite il prouva son adresse avec 27 premiers tués et fut sélectionné pour un entraînement spécifique à Seetaleralpe où on lui assigna un K98 avec lunette 6x.

Pendant les combats il utilisait un parapluie paint à des fins de camouflage.

Il fût nommé pour la croix de chevalier en avil 1945 mais aucun document officiel ne pourra en attester. Nous sommes en fin de guerre et l'administration allemande n'est plus ce qu'elle était. (Ci-dessous notre tireur en position)



En 2005 est publié un livre intitulé "Sniper on the Eastern Front: The Memoirs of Sepp Allerberger, Knight's Cross" (ISBN 184415317) basé sur des entrevues avec Allerberger. Ce livre d'Albrecht Wake parle également, toujours selon Allerberger, de comportements cannibales des russes et de tortures.

Apparement ce monsieur est toujours en vie.
Avec 257 cibles atteintes durant son affectation, il sera le second meilleur sniper allemand.


C --> Helmut Wirnsberger

Helmut WirnsBerger était un allemand Sniper de la 3eme Mountain Division du Front Est de la Seconde guerre mondiale.
Winsberger fut envoyé sur le front Est en Septembre 1942, et s'est battu avec un K98 et un Gewehr 43, aprés un entrainement a Seetaleralpe

Il obtint un score de 64 cibles confirmées.


Interview

Rappelons les lettres et leur correspondance :

A. Matthias Hetzenauer 345 cibles atteintes

B. Sepp Allerberger 257 cibles atteintes

C. Helmut Wirnsberger 64 cibles confirmées.


Quel armes avez-vous utilisé?

A. Le K98 avec une lunette de « x 6 », mais aussi un G43 avec une lunette de « x4 ».
B. Un fusil russe pris à l’ennemi dont je ne me souviens plus la « hausse », mais aussi un K98 avec une lunette de « x6 ».
C. Le K98 avec une lunette de « x1.5 et x4 » mais aussi un G43 avec lunette de « x4 ».


- Quelles « hausses » avez-vous utilisé ?

A. La lunette de x4 était suffisante jusqu'à un rayon d’action d’environs 400 m. Celle de x6 pouvait être utilisée jusqu'à 1000 m.
B. J’ai utilisé pendant deux ans un fusil pris aux Russes avec sa lunette. J’ai eu de bons résultats avec. J’ai aussi utilisé le K98 avec une lunette de « x6 ».
C. La « hausse » de « x1.5 » était insuffisante. Sans hésitations la lunette de « x4 » donnais de bien meilleurs résultats.


- Que pensiez vous de vos lunettes?

A, B. Celle de « x6 » était suffisante, nous n’avions pas besoin d’une lunette plus puissante.
C. Celle de « x4 » était suffisante dans la plus part des cas.


- A quelle distance ajustiez vous une cible?

A. Tête jusqu'à 400 m. Poitrine jusqu’à 600 m. Homme debout jusqu’à 700-800 m.
B. Tête jusqu'à 400 m. Poitrine jusqu’à 400 m. Homme à l’arrêt jusqu’à 600 m.
C. Tête jusqu'à 400 m. Poitrine jusqu’à 400 m. Homme debout jusqu’à 600 m.


- Les performances que vous indiquez n’étaient valables que pour vous, aux meilleurs tireurs ou à la plus part des tireurs ?

A, B. Seulement aux meilleurs tireurs.
C. A moi-même comme à la plus part des tireurs. Les tireurs d’exception pouvant atteindre des cibles plus éloignées. B pouvait abattre une cible avec une réussite quasi certaine jusqu'à 600 m.


- Quel à été le tir le plus éloigné que vous ayez fait et sur une cible de quelle taille?


A. Environs 1000 m. Un soldat debout. Ce fut vraiment un tir en dehors de la normalité. Il aura servi à démonter que personne n’est à l’abris ni même à cette distance.
B. Entre 400 et 700 m.
C. Environs 600 m, rarement plus. J’attendais généralement que la cible s’approcha au maximum pour que cela soit plus aisé. La confirmation du résultat était également plus facile. Avec le G43, les tirs les plus éloignés allaient jusqu’à environs 500 m du fait de sa pauvre qualité balistique.


- Combien de tirs en plus pour atteindre 10 cible?

A. Aucune de plus quasiment à tout les coups.
B. Une ou deux. Sachant que le second tir est très dangereux quand les tireurs ennemis sont dans les environs.
C. Une ou deux dans la plus part des cas.


- Si vous aviez eu le choix, quel arme auriez vous utilisé et pourquoi?

A. Le K98. De toutes les armes disponibles à cette époque, elle avait une précision constante dans une utilisation continue, de plus elle ne s’enraillait pas facilement. Le G43 était seulement utile pour environs 400 m du fait de sa précision inférieure.
B. Le K98 était meilleur. Le G43 était en plus lourd.
C. Le G43 aurait été bien s’il ne s’enraillait pas facilement, son utilité était aussi bonne que pour le K98.


- Aujourd’hui si vous aviez le choix entre le K98 et un fusil semi automatique avec les mêmes capacités que prendriez vous et pourquoi?

A. Les snipers n’ont pas besoin d’une arme semi automatique si ils utilisent correctement la leur.
B. Un fusil semi automatique, si son poids est au moins identique.
C. Un fusil semi automatique. Une arme plus rapide en cas d’attaque ennemie.


- L’incorporation dans une unité?

A, B, C. Les trois appartenais au groupe de tireurs du même bataillon. C était le commandant de ce groupe de 22 hommes. 6 d’entre eux étaient affectés au bataillon, le reste des hommes répartis dans les différentes compagnies. Les observations, la dépense de munitions et les cibles atteintes devaient être déclarées de façon journalière à l’ensemble du personnel du bataillon. En principe, ils citaient les meilleurs tireurs du bataillon.
Au fur et à mesure de la guerre, le nombre de tireurs allait en diminuant et les 16 derniers furent affectés au bataillon et certains soldats d’infanterie furent équipés de lunettes et ce dans chaque compagnie.
Ces hommes n’avaient pas d’entraînement spécifique et ne tiraient pas à plus de 400 m.
C’est la raison pour laquelle ils ne pouvaient comptabiliser des scores aussi bons que les vrais tireurs…


- Stratégie et Cibles?

Attaque:

A, B, C. Toujours deux tireurs à la fois; un tire et l’autre observe. Les cibles principales étaient : les observateurs adverses, les servants de pièces lourdes et les officiers. Parfois nous avions des ordres spéciaux pendant des attaques et nous avions comme cibles des importantes positions anti-chars et les nids de mitrailleuses. Nous suivions l’attaque de la troupe et éliminions les obstacles et armes lourdes pour faciliter notre avancée. A rajoute. Dans certains cas, nous avons dus pénétrer les lignes ennemies la nuit avant notre attaque. Quand notre artillerie ouvrait le feu, nous éliminions les officiers et servants d’artillerie ennemis, afin que notre progression soit facilitée.

Attaque de nuit:

A, B, C. De ce que je me souvienne, nous n’avons effectué aucune attaque de nuit. Les Snipers n’étaient pas utilisés la nuit.

Attaques pendant les périodes hivernales:

A. J’utilisai des camouflages d’hiver et je suivai les unités en première ligne. Quand nous attaquions je devais aider les artilleurs en leur donnant les positions ennemies et éliminer les servants des dispositifs anti-char.
B, C. Le bon camouflage et la protection contre le froid étaient essentiels. Si c’était possible nous « attendions » moins l’ennemi.


Défense:

A, B, C. Généralement nous opérions à l’intérieur des positions de nos compagnies. Nous tirions sur tout type de cibles et cibles à caractère stratégique. Nous avions une grande réussite pendant les attaques ennemies car les officiers pouvaient être reconnus grâce à leurs tenues, comme les tenues de camouflage blanc en hiver, etc. Par la suite, l’attaque ennemie était anticipée dans la plus part des cas. J’ai eu l’occasion de tirer huit fois sur les meneurs d’une même attaque. Quand des tireurs adverses apparaissaient, nous nous battions jusqu’à les avoir éliminés. Nous avons aussi subit de lourdes pertes. Les francs-tireurs guettaient aussi en avant, dès l’aube, en attendant des cibles d’importance et restaient en position jusqu’au crépuscule. Nous étions légèrement à l’avant de nos propres lignes pour nous battre avec plus de réussite. Quand l’ennemi venait à connaître notre position, ils nous forçaient à rester en place sans provisions et/ou sans renfort dans ces positions avancées. Dans certaines situations, un bon tireur ne tirait sur aucune cibles sinon officiers ou servants d’artillerie, etc.

Défense pendant la nuit:

A, B, C. Les tireurs n’étaient pas utilisés de nuit, ni même employés à la surveillance ou à la défense proprement dite. Dans des cas extrêmes, les tireurs durent prendre position (pendant la nuit) bien en avant de leurs lignes pour obtenir de meilleurs résultat de jour.

Contenir l’avance ennemie:

A, B, C. Dans la majorité des cas, il nous était ordonné de défendre une zone avec 4 à 6 tireurs et d’éliminer quelconque ennemi qui venait à apparaître, les résultats étaient bons. Nous utilisions les mitrailleuses vraiment en cas de force majeure car celles-ci évidemment révélaient facilement notre emplacement.


- Avez vu eu des succès au clair de lune?

A. On m’a parfois appelé quand le clair de lune était suffisant. Je pouvait tirer de nuit avec une lunette de x 6.Le tire au viseur n’était pas possible.
B, C. No.


- Dans quelle type d’action « scoriez » vous le plus efficacement?


A. La meilleure réussite pour les tireurs ne consistait pas à comptabiliser le maximum de cible mais plutôt dans les dégâts que pouvait occasionner la perte d’officiers et hommes importants. Quant à la meilleure réussite pour la comptabilisation individuelle, elle était obtenue pendant les phases de défense. Avec une attention particulière
nous pouvions reconnaître les cibles et les vagues d’attaque opérées le même jour permettaient de bons résultats.
B. En défense, en attaque nous ne pouvions accréditer nos cibles.
C. Les meilleurs résultats étaient obtenus dans la guerre de position et pendant les attaques ennemies. Nous avions aussi de bons résultas quand il fallait retarder l’avance ennemie.


- Quelle était le pourcentage de réussite en fonction de la distance?


A. A environs 400 m, une réussite de 65%. A environs 600 m une réussite de 30%. C’est la raison pour laquelle environs 65% des mes cibles ont été abattues en deçà des 400 m.
B. Je ne m’en souviens plus. La grande majorité des cibles étaient abattues en deçà de 600 m.
C. J’ai tiré principalement dans un rayon d’action de 400 m compte tenu de la plus grande probabilité d’atteindre les cibles. Mais au-delà, il était difficile de confirmer la cible.


- Ces pourcentages sont ils valables uniquement pour vous ou sont valables pour la plus part des tireurs?

A. Cette information est valable pour la majorité. Ils pouvaient tirer avec une réussite quasi absolues jusqu’à environs 400 m compte tenu de leur compétence. Les meilleurs pouvait tirer dans des rayons plus importants. En général, nous attendions que l’ennemie se rapprocha pour que la cible soit plus grande et augmenter nos chances
B. Cette information est valable pour tout les tireurs.
C. Cette information est valable pour la plus part des tireurs.


- En moyenne combien de fois tiriez vous de la même position ?

En attaque:

A, B, C. Tant que possible.


En défense:


A, B, C. Un, trois au maximum.


Pendant une attaque ennemie:

A, B, C. Cela dépendait de l’importance des objectifs.


Combat contre les francs tireurs ennemis:

A, B, C. Un ou deux maximums.


- A part d’une visée exceptionnelle, de quelles autres qualités ont besoins les tireurs d’élite ?


A. Le camouflage. C’est la meilleure façon de sortir victorieux, contre les autres francs tireurs.
B. Le calme, le courage et du bon sens.
C. Patience, persévérance et un très bon sens de l’observation.


- Quel genre de personne était choisi comme Sniper?

A. Uniquement les personnes expérimentées dans la lutte individuelle comme
les chasseurs, gardes forestiers, etc. sans prendre en compte leur temps de service.
B. Je ne me souviens plus. J’avais visé juste sur 27 cibles avec un fusil russe pris à un franc tireur. J’ai été ensuite participé aux cours d’instruction pour francs tireurs.
C. Uniquement des soldats avec l’expérience du front et qui étaient d’excellent
fusiliers. Généralement après la deuxième année de service. De plus ils
devaient passer un certain nombre de tests pour être acceptés aux cours
d’instruction.


- A quel cours avez-vous personnellement participé ?

A, B, C. Aux cours d’instruction pour francs tireurs à Seetaleralpe. C Rajoute. Je fut affecté tout de suite à ma sortie des cours.


- Etait il courant d’équiper les francs tireurs de lunettes ? Quelles hausses étaient disponibles?

A. Celle de 6 X 30 était suffisante pour de grandes distances. Plus tard j’ai eu une 10 X 50 avec des résultats satisfaisant.
B. La lunette était aussi importante que le fusil.
C. Chaque franc tireur à été équipé d’une lunette. C’était utile et nécessaire. Une 6 X 30 était suffisante pour une distance de 500 m.


- Vous auriez aimé avoir un periscope qui permet l’observation à couvert ?

A. C’était très utile en complément surtout dans les tranchées.
B. Non.
C. Nous en utilisions quand nous les prenions à l’ennemi.


- Et les « prismes »?

A, C. Oui, quand ils étaient disponibles. Nous les utilisions mutuellement avec les observateurs d’artillerie.
B. Non.


- Quel type de camouflages utilisés vous?

A, B, C. Je n’utilisait jamais de branchages, mais si j’avais des vêtements camouflés, je les utilisait. Je me camouflais aussi le visage et les mains mais aussi le fusil en hiver. B Rajoute. Pendant deux ans je me suis servi d’un parapluie peint pour me confondre avec le terrain. Au début je me camouflais correctement le visage et les mains mais avec le temps je le faisait moins.


- Vous utilisiez des artifices pour tromper l’ennemi?

A. Oui, des objet factices. etc
B. Oui. Nous disposions des fusils qui pouvait ouvrir le feu de loin grâce à un partenaire.
C. Non.


- Vous aviez un porte bonheur ?

A, B, C. Non.


- Quel est votre opinion sur les munitions traçantes?

A, B, C. Si on peu les utiliser au combat, il ne faut pas en abuser car elle révèle aisément notre position. Nous les utilisions essentiellement pour l’entraînement mais aussi pour évaluer des distances. C’est pour cela que nous en avions toujours avec nous.


- Vous utilisiez des munitions d’observation, c'est-à-dire des balles explosives?

A, B, C. Oui. A l’impact, elles dégageaient de la fumée. Cela permettait de voir ou se situait le point d’impact. Avec cette méthode, nous pouvions sortir des soldats ennemis des bâtiments en bois. Les balles explosives étaient utilisées jusqu’à 600 m car la dispersion de l’explosion était plus grande que les autres balles.


- Comment faisiez vous les jours avec des vents de côté?

A. Avec du bon sens et de l’expérience. Quand c’était nécessaire, j’utilisai des balles traçantes, pour déterminer la dérive du vent. J’ai été bien entraîné au tir avec le vent de côté pendant mon instruction à Seetaleralpe, ou nous avions parfois de forts vents.
B. Avec bon sens. Nous ne tirions pas quand le vent était vraiment trop fort.
C. Je n’ai pas de réponse à cette question.


- Pouvez vous nous dire quelles sont les règles pour une cible en mouvement?

A, B, C. Non; C’est une question d’expérience, il faut viser vite et tirer aussi vite.


- Avez-vous eu une expérience avec ds munitions perforantes ?


A. Oui, à plusieurs reprises contre des artilleurs qui avaient une plaque de protection. Je pouvais ajuster de petites cibles uniquement jusqu’à 300 m. Au-delà, la dispersion était beaucoup plus importante qu’avec un K98. De plus, l’arme était bien trop lourde et pas adaptée à un franc tireur. Je ne l’ai jamais utilisé contre un un objectif non blindé.
B, C. No.


- Quelle était la méthode pour certifier les scores?

A, B, C. Par l’observation et la confirmation par un officier. Les confirmations par de simples soldats n’étaient pas valides. Les scores de cibles certifiées étaient donc inférieures que les cibles réellement atteintes.
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