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 Général Risso...Normandie Niemen

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TheFullMetal

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Messages : 86
Date d'inscription : 30/07/2009

MessageSujet: Général Risso...Normandie Niemen   Lun 21 Sep 2009 - 14:00

Joseph RISSO


Le 24 novembre 2005, Le Général Joseph Risso, pionnier du Normandie-Niemen, s’est éteint. Grand pilote des Forces Aériennes Françaises Libres, il intègra les F.AF.L dès 1940. Sa modestie et sa gentillesse resteront dans les mémoires de tous ceux qui ont eu la chance de le rencontrer. Il présida longtemps l'association des anciens du Groupe Normandie-Niemen et oeuvra beaucoup pour la mémoire de ses camarades de combat disparus.

Né le 23 janvier 1920 à Cadolive (Bouches-du-Rhône). Il s’engage en 1938 et entre à l'école de pilotage Caudron d'Ambérieu la même année. Il obtient son brevet de pilote le 13 avril 1939 puis il continue son instruction de pilote de chasse à Istre jusqu’au début 1940.
Il est ensuite affecté avec son groupe en Afrique du Nord en mai 1940.



Juin 1940, l’armistice

Basé en juin 1940 à Nouvion en Algérie, terrain situé à une centaine de Km d’Oran, Joseph Risso n’accepte pas la défaite. Il décide de rejoindre la seule patrie d’Europe de l’ouest luttant encore contre le fascisme, l’Angleterre. Pour se faire, il faut traverser la Méditerranée jusqu’à Gibraltar, territoire Britannique mais sur les bases d’Afrique du Nord. Les avions sont volontairement mis hors d’état de voler.
Avec deux camarades, il pense avoir une solution. Un appareil de liaison, Simoun, part pour Oran tous les matins. Le plan est simple, se faire passer pour l’équipage de service et mettre le cap sur Gibraltar. Ce type d’appareil, Joseph a déjà eu l’occasion d’en piloter en France mais cet avion est-il prêt pour ce vol et contient-il assez de carburant pour aller jusqu’au rocher britannique, une seule façon de le savoir, risquer le coup. La tentative est prévue le 26 juin.
Comme beaucoup de ses camarades d’Afrique du Nord, il apprendra plus tard qu’un Officier français a eu l’audace d’appeler à lui quelques jours auparavant, tous ceux qui comme le jeune pilote Risso n’ont pas accepté l’armistice.

Finalement tout se passe comme prévu jusqu’à l’arrivé à Gibraltar où ils décident de se poser sur l’hippodrome anglais mais la D.C.A. franquiste les accueille et ils sont contraint d’atterrir sur la plage. Ils sont fait prisonnier par les espagnols qui les remettent aux français à Madrid. Grâce à l’aide d’un membre de la mission militaire française, qui leur donne de faux papiers, ils rejoignent Barcelone et sont pris en charge par le Consul Britannique. Joseph Risso et ses camarades se retrouvent enfin à Gibraltar, un mois et demi après leur départ. C’est ensuite le bateau pour la Grande-Bretagne où ils arrivent en pleine Bataille d’Angleterre. Cet équipage était le premier à quitter l’Afrique du Nord pour rejoindre Gibraltar.


Les F.A.F.L. et la R.A.F.

Le Jeune Sous-officier Risso qui vient de signer un engagement dans les F.A.F.L., se réjouit faute d’avoir pu participer à la bataille de France de pouvoir enfin combattre, mais il est invité à passer d’abord par un centre d’entraînement. Il est envoyé à Odiham puis en O.T.U. à Debben. Il ne le regrettera pas car à son arrivé, il n’avait que 250h de vol.



« On croit que l’on a fait des choses extraordinaires, pas du tout. Comme je ne voulais pas subir la loi d’Hitler, je suis parti, c’est aussi simple que ça. A partir du moment où il y a des défis, les réponses sont simples c’est oui ou c’est non ».


J. Risso2003.


Parmi ses camarades de formation, se trouvent d’autres futurs grands pilotes
comme Jean Maridor et Yves Mahé. Ce dernier sera affecté avec lui plus tard au Normandie.




La chasse de nuit

A la fin de l’été 1941, il est affecté avec Yves Mahé et Didier Béguin, un autre de ses futurs camarades de Russie, à la chasse de nuit, au 253ème Squadron sur Hurricane dans les Orcades, en protection de la célèbre Base navale de Scapa-Flow.



La formation du G.C.3 Normandie.

En 1942, des volontaires sont demandés pour constituer un futur Groupe de Chasse destiné à combattre aux cotés des Russes. Les copains de la chasse de nuit pensent que c’est une bonne occasion de participer plus vivement au combat et de voir enfin l’ennemi au grand jour. Les pilotes Risso, Mahé et Béguin sont immédiatement volontaires et forment avec Marcel Lefèvre, Roland De la Poype, Marcel Bizien, Jean de Pange et Michel Schick, les recrues d’Angleterre du futur Groupe de Chasse n°3 Normandie. Alexandre Stakhovitch et le Docteur Georges Lebiedinsky ne sont pas pilotes mais seront aussi du voyage. Jean de Pange sera pilote de liaison et Michel Schick parti interprète, reviendra trois ans plus tard pilote de chasse sans brevet, formé sur place par ses camarades.

Partis en août 1942 d’Angleterre, ils arrivent en Russie fin novembre. Le voyage débute par bateau vers le Nigéria, puis en avion jusqu’en Egypte, en passant par le Cameroun, le Congo-Belge, le Soudan, pour arriver à Rayack au Liban. C’est là qu’ils rejoignent les autres pilotes et personnels dont la plupart sont issus du Groupe Alsace basé à ce moment-là au Moyen-Orient.



La Russie




Il fait parti des 14 premiers pilotes arrivés en Russie. En mars après une période d’entraînement au pilotage des Yaks et une adaptation au terrain, c’est le début des combats. Quelques semaines plus tard, il aura perdu plus de la moitié de ses camarades.

Joseph Risso participera durant deux ans aux deux premières campagnes, puis rentre en permission fin 1944 avec les plus anciens du groupe.



« En 738 jours, nous avons parcouru 1200 Km, cela fait une moyenne de 1,6 Km par jour soit du 70 m à l’heure, pour ça on nous avait confié des avion qui faisait plus de 600 Km par heure ».

J. Risso 2003.

Surnommé "Escartefigue" ou "Cadolive" par ses camarades, il remportera 15 victoires aériennes dont 11 homologuées et 4 probables, Joseph Risso n’a jamais été abattu. Il termine la guerre avec le grade de capitaine et restera au Normandie-Niemen jusqu’en 1948.

Ensuite, il continu sa carrière militaire:

De 1948 à 1949 à l’Etat Major 5ème R.A. (Alger).
De 1949 à 1952 : Ecole de Chasse de Meknès (Maroc) où il est commandant d'escadron, puis commandant de la Division d'Instruction en Vol.
De 1952 à 1954 : Centre de Tir et de Bombardement de Cazaux (Gironde).
De 1954 à 1956, il est Commandant en second de la 11ème Escadre de Chasse à Luxeuil et en 1956, il est promu lieutenant-colonel.
De 1956 à 1958, il commande la 13ème Escadre de Chasse tout temps, dont il fait un remarquable outil opérationnel ; le commandement du G.C.T.A. lui est confié.
De 1958 à 1963 : Commandant de différents organismes de défense aérienne du 1er CATAC,
De 1963 à 1965 : Commandant du Centre d'Opérations du Secteur Interallié N° 4, à Drachenbronn (Bas-Rhin). Il préside à ce poste au développement opérationnel du STRIDA où sa brillante réussite est soulignée par l’éloge sans réserve du commandement interallié.
De 1965 à 1966 : il est auditeur au Collège de Défense de l'O.T.A.N.
De 1966 à 1968 : son intégrité et sa droiture sont les critères de son affectation à la Direction de la Sécurité Militaire.
De 1968 à 1969 : sa rigueur intellectuelle et sa culture seront les critères de sa désignation comme auditeur de la 21ème session de l'Institut des Hautes Etudes de Défense nationale à l'issue de laquelle il est affecté aux fonctions de cadre du Centre des Hautes Etudes Militaires.
De 1970 à 1971 : Nommé général de Brigade Aérienne en 1970, il est placé à la tête du Centre d'Opérations de la Défense Aérienne à Taverny où il consacrera les derniers mois de sa carrière à l'évaluation et à l'amélioration de la chaîne de contrôle des opérations.




Admis en congé définitif du Personnel Navigant, le Général de Brigade Aérienne Risso a fait ses adieux à l'armée de l'Air sur la base aérienne de Taverny, le 31 mars 1971, au cours d'une prise d'armes présidée par le Général Valin, Ancien Chef des F.A.F.L.

Dix fois cité à l'ordre de l'Armée, titulaire des plus hautes distinctions militaires françaises et soviétiques le général Joseph Risso a reçu la haute distinction de Grand Croix de la Légion d'Honneur des mains du Président Jacques Chirac, dans la Cour des Invalides le 16 octobre 2001.




« Pas plus tard qu’hier, quelqu’un m’a dit :

-Vous êtes un Héros !

-Je refuse ce titre, pour moi un Héros est un homme mort, moi j’ai trois héros dans ma mémoire : De Seynes qui s’est sacrifié pour son mécanicien, Jean Maridor qui s’est sacrifié pour avoir évité qu’une bombe volante tombe sur un hôpital, et j’ai Guedj qui est allé jusqu’au bout. Voila pour moi les héros, des héros vivants, je n’en connais pas »
.

J. Risso 2005.

Aujourd’hui, le Général Joseph Risso a rejoint l’escadrille des Héros avec ses nombreux amis disparus.

Il nous a quitté jeudi 24 novembre 2005 dans sa 85e année

Voici la source de Mon article :
http://normandieniemen.free.fr/Joseph_Risso.htm
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barragnas

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MessageSujet: trés bel hommage   Lun 21 Sep 2009 - 15:00

trés bel hommage, merci et bravo
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